Limoges

Limoges est une ville disposée en amphithéâtre sur la rive droite de la Vienne. Son origine est ancienne puisqu’elle était la capitale de la tribu Gauloise des Lemovices avec le nom de Rita. A la fin du Ier siècle, à l’époque Romaine, elle prend le nom de Augustoritum, elle est un carrefour entre la Loire et la Garonne. Le christianisme y est implanté dès le IIIème siècle par Saint Martial.

Elle est dévastée au moment des invasions barbares et en 488 par les Wisigoths qui investissent la région au Sud de la Loire. Elle subit aussi les raids des Normands, en particulier en 849.
Quand elle se relève elle comprend deux quartier bien distincts, la Cité avec la Cathédrale, c’est l’actuel quartier de l’Abbesaille, l’autre quartier (Haute-Cité) se forme autour du château et du monastère bénédictin établi sur le tombeau de Saint Martial qui attire de nombreux pélerins, c’est la partie dynamique de Limoges.

Au début du Haut Moyen-Age, à l’époque Mérovingienne, Limoges est doté d’un atelier monétaire où se forme Saint Eloi qui a contribué à la formation de l’école d’orfévrerie de la ville.
Des vicomtes relevant du comtes de Poitou y sont nommés à partir du IXème siècle. Pendant une longue période Limoges est divisée par les conflits entre les vicomtes, les abbés de Saint Martial et les évêques. Pour autant la ville s’enrichit et ses artisans sont connus pour la qualité de leur travail de l’émail.

La ville est ravagée par les Anglais du Prince Noir, en 1370, pendant la première partie de la Guerre de Cent Ans. Elle est également endommagée pendant les Guerre de Religion, en 1589, par l’armée royale du duc d’Epernon.

Au XVIème siècle la vicomté appartient à la maison d’Albret, elle est rattaché au domaine royal en 1601, sous Henri IV. Au XVIIème siècle, le Limousin est administré par un intendant célèbre, Turgot, il développe l’industrie de la porcelaine et fait construire deux beaux édifices, le Présidial et un nouveau Palais Episcopal.

Au moment de la Révolution Française, l’abbaye Saint Martial est vendue et endommagée, la Place de la République actuelle est sur son emplacement. Au XIXème siècle, Limoges s’industrialise avec les fabriques de porcelaine et de chaussures.

Au Moyen-Age, la ville était protégée par des remparts. Ils ont été abattus au XVIIIème siècle et remplacés par des boulevards.
L’ancienne cité, avec la Cathédrale Saint Etienne, est juste au dessus de la Vienne. Au-dessus se trouve le centre commercial de la ville avec le château des vicomtes de Limoges et l’Abbaye Saint Martial.

La Cathédrale Saint Etienne a été construite sur un Puy en hauteur au-dessus de la Vienne. Le site était le siège de la Cité qui était protégée par des murailles, c’est là que la population s’est regroupée au moment des invasions barbares du Vème siècle.
La première cathédrale était de style Roman, il en subsiste la crypte et la base du clocher. Elle a été remplacée à partir de 1273 par une nouvelle cathédrale de style Gothique, ce qui est peu fréquent au Sud de la Loire.

La construction a été très longue, le choeur a été achevé en 1327, les deux premières travées de la nef ont été commencées à la fin du XVème siècle et n’ont été finalisées qu’à la fin du XIXème siècle. A l’intérieur de cette nef se trouve un jubé Renaissance. Le portail Nord (Saint-Jean) a été réalisé de 1516 à 1530, il est de style Gothique flamboyant.

A l’origine le clocher était séparé de la nef, il n’y a été raccordé qu’au XIXème siècle. Il a été renforcé au XIVème par un massif de maçonnerie à sa base car il menaçait de s’effondrer. Le dernier étage de ce clocher est octogonal.

Le Pont Saint Etienne sur la Vienne a été construit au XIIIème siècle pour doubler le vieux pont Saint Martial situé plus en aval. C’est le pont d’où partaient les routes vers Clermont-Ferrand et Toulouse.
Sur la rive droite, le pont était encadré par les maisons des laveuses qui assuraient, jusqu’au début du XXème siècle, la lessive de la bourgeoisie de la ville. Sur la rive gauche, le Clos Sainte-Marie était un quartier populaire avec de nombreuses auberges.